Votre Sirop Maison : KOZO

Kôso, kézako ? Si vous ne parlez pas le japonais, vous pouvez toujours pratiquer et perpétuer les traditions en préparant un sirop de fruits cru à base de sucre et de temps, sans cuisson et sans dico.
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Nathalie Cvetkovic
Naturophate

Au Japon, la recette traditionnelle d’usage médicinal convoque une grande quantité d’ingrédients : des fruits, des légumes, des algues et des champignons. Je vous en propose une simplifiée et gourmande, à partir de ce que vous avez sous la main ou en fonction des saveurs que vous aurez envie d’associer. Les agrumes se prêtent particulièrement bien à l’exercice, le gingembre adore la fermentation, mais vous pouvez choisir ce qui vous plaît…
Source : magazine.laruchequiditoui.fr

Commencez par peser vos fruits, débarrassés de leurs
éléments indésirables (peau des agrumes, pépins, noyaux et trognons).
Le gingembre sera avec les fruits. Les autres herbes et
épices ayant un poids négligeable, vous pouvez les laisser de côté.
Ensuite, calculez le poids de sucre nécessaire : 1,1 fois celui des fruits.
Tranchez fruits et gingembre en fines lamelles.

Cela permettra d’éviter aux fruits de s’oxyder et de développer d’indésirables moisissures.

Disposez une couche de sucre au fond du bocal (environ 1 cm),
une couche de fruits, une couche de sucre (on ajoute herbes et épices à une couche de fruits de temps à autre).
Et ainsi de suite jusqu’à la dernière couche, bien épaisse, de
sucre.
Recouvrez votre bocal d’un couvercle ou d’un linge retenu par
un élastique, et entreposez-le dans un recoin sombre, chaud, et
humide de préférence, de votre intérieur.

Pour le développement des bonnes bactéries, apporter un peu
d’oxygène et éviter l’apparition des moisissures, il faut
mélanger les kôsos à la baguette en bois quotidiennement
pendant la première semaine. Cela va accélérer la dissolution
du sucre, permettre d’immerger les fruits qui font surface en les
imbibant de solution sucrée… et vous fournir une occasion de
goûter votre fabuleuse potion.

Au bout d’une semaine environ, vous retrouverez vos fruits à la surface, surmontant un sirop doré, et il n’y aura plus de sucre au fond. Laissez encore fermenter pendant une dizaine de jours. Vous pouvez touiller tous les 2-3 jours. Enfin, les
ferments ayant fait leur œuvre, on filtre avec un linge à mailles fines on presse afin d’en extraire les saveurs et le sirop jusqu’à la dernière goutte, on met en bouteille à l’aide d’un entonnoir, en plastique, on étiquette, et on place le kôso au frigo.
Il se conserve ainsi deux mois.

Inspiré du site https://magazine.laruchequiditoui.fr/le-koso-sirop-slow/

E-mail: contact@sommetdsd.com

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